

J'ai rêvé d'une femme
J'ai rêvé d'une femme aux cheveux noirs d'ébène, qui me tendait la main et m'offrait son sourire. J'étais comme attiré, je ne pouvais rien faire et chaque mouvement me rapprochait un peu plus d'elle.
Ses cheveux noirs et longs comme des vagues de nuit, brillaient dans la pénombre. Son nom avait l'accent de ces contrées lointaines, là bas dans ces pays où les femmes sont à la fois des esclaves et des reines.
Elle me regardait de son regard timide à travers ses longs cils sans vraiment me fixer… Et moi j'étais conquis, vaincu, anéanti, prêt à tomber à ses pieds…
Et j'aurais tout donné pour être son esclave, et j'aurais tant voulu qu'elle soit ma maîtresse.
Dis-moi belle inconnue dont j'ignore le nom et dont je ne sais pas même si tu existes, si tu passes par là, ne me laisse pas triste, écris moi, juste un mot, où bien fais moi un signe…
Je saurai bien te reconnaître… Et puis l'amour fera le reste.
J'ai rêvé d'une femme, mais le rêve n'est pas fini.
Pierre Coutreau le 20 juin 2004.