


Solange.
L'été s'en est allé et novembre s'installe…
Au dehors il fait froid… Alors je me souviens…
Ton sourire, ton regard et mon cœur qui s'emballe
Et tes grands yeux si bleus… Ta voix qui disait « viens ! »
Où es-tu mon amour ? Où es-tu mon bel ange ?
Combien de siècles encor vais-je me souvenir ?
Combien faut-il de vies, pour t'oublier, Solange ?
Pourquoi n'as-tu jamais pensé à revenir ?
Et tes éclats de rire qui résonnent encor…
Pour taire le silence et chanter tes envies
Dans ce tendre partage, nos jeux, corps à corps…
Doux instants de bonheur chapardés à la vie…
Où es-tu mon amour ? Où es-tu mon bel ange ?
Combien de siècles encor vais-je me souvenir ?
Combien faut-il de vies, pour t'oublier, Solange ?
Pourquoi n'as-tu jamais pensé à revenir ?
Et toi, te souviens-tu des longues promenades
Que nous faisions alors, dans la vieille voiture ?
Nos deux cœurs évadés qui battaient la chamade
Chacun de ces moments était une aventure.
Où es-tu mon amour ? Où es-tu mon bel ange ?
Combien de siècles encor vais-je me souvenir ?
Combien faut-il de vies, pour t'oublier, Solange ?
Pourquoi n'as-tu jamais pensé à revenir ?
Et puis le grand départ, sans regarder derrière
Les amants interdits qui se retrouvent enfin…
Tu m'avais tout donné… Tu étais la première…
Et je ne savais pas que tout a une fin.
Où es-tu mon amour ? Où es-tu mon bel ange ?
Les siècles passeront, mais pas ton souvenir…
Je ne pourrai jamais t'oublier, ma Solange…
Il faudra bien qu'un jour tu songes à revenir.
Pierre Coutreau – le 9 novembre 2004
